Concours Jeune Critique
Présentation Programme Sco (4ème/Term) Règlement 2017 Palmarès 2017

Palmarès 2017

 Accueil palmarès 2e prix Sections Cinéma

2e prix Sections Cinéma : Jimmy Dua

Classe de 1ère, Lycée Blaise Pascal à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme)

Le film

Decorado

Alberto Vázquez / France, Espagne / 2016 / Animation / 11'03

Le monde est un merveilleux théâtre mais le casting est déplorable.

La critique

« Le monde est un merveilleux théâtre mais le casting est déplorable », c’est à partir de ce leitmotiv qu’ Alberto Vazquez brode une fresque fantasmagorique à la fois hilarante et angoissante.
Arnold, un ourson anxieux, oscille entre rêve et réalité sans savoir si ce qu’il vit est vrai ou s’il n’est qu’un comédien dans un décor. Prétexte à développer une satire de notre propre société^, où la vie privée disparaît, et où la solitude n’a jamais été si forte malgré l’avalanche et l’omniprésence des réseaux sociaux. Le réalisateur nous montre la lutte d’un individu conscient de son sort dans un monde « fourre-tout » et maussade en flux tendu. Le merveilleux théâtre incarné par les immenses paysages s’accouple avec le glauque d’une humanité dirigée par le sexe et l’héroïsation de la débauche représentée par des poissons sulfureux aux longues jambes dénudées et un Ronald Duck alcoolique et à la rue, propulsé à nouveau au devant de la scène. Cet univers grotesque et faussement enchanté puise ses sources dans le conte et la gravure en hommage à un monde d’innocence perdue. Vazquez installe ainsi d’adorables créatures dans son monde cauchemardesque. Il aborde grâce à cela le thème de l’image et du faux semblant, les pervers se cachent derrière les écrans et les séductrices, ici d’ignobles poissons, ne montrent que leurs jambes pour cacher leurs horribles faces. Le message du déclin des relations sociales passe aussi par la vision du couple d’ourson, froid et distant dans la vie, tendre et chaleureux derrière leurs écrans, il n’y a d’ailleurs dans ce monde plus d’autres sentiments que la tristesse et l’angoisse, plus de joie ni d’amour, uniquement la représentation de ceux-ci.
C’est dans cette sorte d’immense show à la Truman que prennent place les craintes et angoisses d’Arnold, individu pris au piége par un système espion et bercé dans la théorie du complot, l’aliénation nous est servie avec un humour glaçant et une réflexion franche sur un monde qui part en vrille mais qui continue tout droit le sourire aux lèvres.

Actus

     
Commission du Film Auvergne Missions et Fonctionnement Les aides à la production Décors Films tournés en Auvergne L'Auvergne en bref Liens Espace Professionnel


Divers Contacts Partenaires Espaces publicitaires Mentions légales