Concours Jeune Critique
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Grand Prix Prix "Bref, magazine du court métrage" : Anne Gagneux

Classe de terminale, Lycée Blaise Pascal de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme)

Le film

9 days – From my window in Aleppo

Thomas Vroege et Floor van der mulen / Pays-Bas, Syrie / 2015 / Documentaire / 12'50

Un matin du mois d'août 2012, le grand photographe syrien Issa Touma voit de jeunes gens transporter des sacs de sable dans sa rue. C'est le début de la révolution syrienne dans la ville d'Alep. Issa Touma saisit son appareil photo. Il va passer neuf jours confiné chez lui à photographier les événements.

La critique

Voir sans être vu. Les lumières de la salle s’éteignent, l’écran reste sombre. Nous embarquons, avec Issa Touma, pour un voyage de 9 jours, du 19 au 28 aout 2012, dans la cité déchirée d’Alep en Syrie. Témoins clandestins d’une guerre qui, soudain, se rapproche, nous partageons avec le photographe le spectacle de sa rue, rythmé par le bruit des mitraillettes et les apostrophes des combattants. Assad met en déroute les jeunes adolescents, vulnérables, de l’Armée Syrienne Libre, vite remplacés par le groupe lourdement armé Liwa al-Tawhid. Entre photojournalisme et journal intime, l’auteur s’empare de notre imagination, confrontant une violence fantasque et chimérique formée dans nos esprits à la vraie violence, moins démonstrative, plus douloureuse.
Assiégés, comme lui, dans son salon, nous sommes autorisés, pour quelques instantanés, à épier, furtivement, une réalité lointaine et mal connue. Les volets mi-clos de son appartement encadrent et délimitent une rue filmée en grand angle. Issa Touma ouvre une brèche dans l’espace-temps: nous traversons un continent pour rejoindre, brièvement, une scène inaccessible. Pourtant, une dernière frontière demeure : matérialisée par cette vitre, translucide mais impénétrable ; accentuée par la plongée. Voir sans être vu. Nous sommes encore en sécurité. Pas de ton dogmatique et moralisateur, pas de pathos ni d’agressivité.
Pas de distinction entre les frappes sanglantes et les moments d’accalmis de sa vie quotidienne. Délivrant notre imaginaire bombardé d’images faussées et médiatiques, il nous laisse libre face à la réalité, libre de répondre ou non à son appel.

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